Pages

vendredi 14 février 2014

Elle existe cette entreprise ?









Lorsque l’on démarre dans sa vie professionnelle, tout frais moulu, on se lance à corps perdu dans le travail, sans différencier le poste qui nous sera profitable de celui qui nous apportera peu. On mène de front sa vie professionnelle et sa vie privée. La seconde parfois, en pâtit gravement et c’est le clash un jour ou l’autre. On reste en tête à tête avec sa vie professionnelle et on a alors le temps d’analyser et de deviner ce que l’on bâclé ou ce que l’on a raté. On a sacrifié beaucoup, on n’a pas reçu autant.

Pour mon compte, j’ai beaucoup travaillé en essayant de ne jamais oublier les miens. Cela m’a procuré de grandes joies professionnelles tout en vivant avec bonheur les succès de ma vie privée. Toutefois aujourd'hui, le manque est là ! Cette addiction ne me lâche pas, j’aime travailler.

Je mène une vie équilibrée, agréable, qui m’apporte tout ce que je peux souhaiter, sauf un petit boulot. Oui bien sûr de temps en temps, je travaille mais cela ne me suffit pas.
Depuis le jour où j’ai goûté au télétravail, je n’ai plus pu m’en passer et j’aime particulièrement l’informatique. Ceci s’ajoutant à cela, me booste pour aller toujours plus loin dans ma recherche d’emploi. Cela me permet de patienter en attendant le petit job qui me comblera.

J’imagine parfois une très petite entreprise que je ne connais pas encore, qui ne sait pas que j’existe, qui se débat dans des difficultés intenables pour mener toutes ses tâches avec brio et se trouve en déséquilibre, dans une situation qui peut lui être fatale. Je sais que je peux, sans peser trop financièrement, lui procurer l’aide dont elle a besoin.

J’ai le ferme espoir que cette petite entreprise sera suffisamment maligne pour rechercher mon aide et deviner mes intentions. Je ne suis pas en situation difficile, je ne jongle pas avec les lendemains, je suis juste en demande de ce qui me manque encore et prête à satisfaire l’entreprise qui pour le moment, m’ignore.

Ce serait du gâchis que l’on ne puisse jamais se rencontrer …






mardi 28 janvier 2014

Ma motivation par le télétravail






Les métiers administratifs ou intellectuels peuvent être exercés depuis le domicile, surtout ceux ne nécessitant que peu de matériels. Pour exemples en autres, le secrétariat, les métiers de la rédaction et de la traduction qui sont par excellence, des emplois à domicile car ils n’exigent qu’un ordinateur et une connexion internet.

Les employeurs ne sont pas prêts à accepter le télétravail. Ils ont beaucoup d’idées préconçues qui freinent l’envolée de ce type d’organisation même si celle-ci peut leur être bénéfique. Ils pensent que s’ils ne voient pas leur salarié, celui-ci ne peut que se tourner les pouces. C’est une peur qui a la vie dure. L’employeur ne pense pas un instant que le résultat du travail effectué par le télétravailleur sera très vite en sa possession et lui permettra de constater que cela a demandé du travail et qu’il n’a pas pu que regarder les mouches voler. Je ne suis pas persuadée qu’avoir son salarié à l’œil au bureau permet un meilleur rendement, une meilleure qualité du travail, mais je conçois que cela puisse rassurer l’employeur méfiant.

Lors de mes diverses expériences en télétravail, j’ai été rivée à mon bureau avec conscience professionnelle, tellement ravie de travailler sans avoir à affronter la durée des trajets, les embouteillages et autres pollutions sur mon lieu de travail. Je travaillais avec entrain et application, plus encore que lorsque je travaillais au bureau, car à mon domicile je n’étais pas distraite. Je trouvais que mes journées de travail à la maison étaient bien remplies et plus denses. Même souffrante, je continuais à travailler bien au chaud. On observe d’ailleurs que le taux d’absentéisme dans les entreprises qui mettent en place le télétravail, est réduit.

D’autres raisons au retard de l’installation du télétravail dans les entreprises sont évoquées par les employeurs. Le coût du télétravail … mais qui est moins important que l’installation d’un collaborateur à un poste dans l’entreprise. Le domicile n’est pas fait pour y travailler … mais bosser dans un open space bruyant et impersonnel n’encourage pas le travail. Et les relations avec l’équipe en entreprise … elles se réalisent en faisant appel aux nouvelles technologies de l’internet qui permettent de suivre une formation, une réunion, une discussion, de la même manière que le commercial sur la route est toujours en relation avec ses collègues. La mise à l’écart du salarié … on en est bien loin. Il est reconnu que le télétravailleur n’a pas ce sentiment. Au contraire le télétravail serait plutôt un atout qui attirerait les nouveaux talents. L’autonomie dont profite le salarié en télétravail renforce son sentiment d’appartenance et de fidélité à l’entreprise.

Je suis de nature organisée. Par conséquent, le privé et le professionnel sont pour moi deux domaines différents. Je change de casquette et je gère facilement mon temps, je n’oublie pas d’entendre le réveil du matin, je sais dire non pour ne pas être trop sollicitée lorsque je travaille et je sais m’arrêter de travailler quand mon temps de travail touche à sa fin. Malgré la discipline que le télétravail impose, je me suis toujours sentie libre. Par ailleurs, j’ai une vie sociale riche qui me permet de choisir le télétravail sans souffrir de la solitude ou de l’éloignement dans le travail. Je dispose d’un bureau qui me convient parfaitement et je bénéficie d’une vue agréable sur l’extérieur.

Pour moi, le télétravail ne présente pas de difficulté majeure et ma motivation se résume à un épanouissement professionnel et personnel.





jeudi 9 janvier 2014

Le meilleur des mondes





La loi du 14 juin 2013 qui est entrée en vigueur le 1er janvier 2014 est sensée protéger les salariés qui travaille à temps partiel et leur permettre d’avoir une rémunération plus élevée, ce qui devrait faire reculer la précarité …

Cette loi instaure une durée minimale de 24 heures de travail hebdomadaire pour tous les contrats à temps partiel ou temps équivalent mensuel (104 heures par mois) ou temps calculé sur la période prévue par un accord collectif de temps partiel aménagé. Mais tout ceci est théorique, car comme à l’accoutumée, des dérogations à large spectre ont immédiatement vu le jour, et des pourparlers sont en cours en vue de conventions ou d’accords de branche étendus.

Pour la branche propreté, pour ne prendre qu’un exemple, les négociations touchant à leur fin, prévoient 16 heures minimum de travail hebdomadaire, ainsi qu’une majoration pour chaque heure complémentaire. Tout ceci sera bouclé fin janvier 2013. Le contournement de la loi est dans les tablettes.

Les entreprises vont aussi pouvoir pour contourner la difficulté d’un temps partiel minimum, faire appel à l’intérim. Certaines vont trouver cette solution onéreuse, mais d’autres diront qu’elle n’est pas plus onéreuse que de payer les heures complémentaires.

Les étudiants de moins de 26 ans, les salariés dont le parcours d’insertion le justifie, ainsi que les employés de particuliers ne sont pas concernés par cette législation. Mais surtout, le salarié peut lui-même, par courrier à son employeur ou futur employeur, demander à travailler moins de 24 heures par semaine. Cette demande doit être volontaire et motivée par des contraintes personnelles ou pour permettre de cumuler plusieurs activités afin d’obtenir un temps de travail à temps complet ou supérieur à 24 heures. Le volontariat du salarié sera difficile à apprécier.

Pour les contrats conclus qui vont s’étirer jusqu’au 1er janvier 2016, les salariés ont la possibilité de demander à travailler au moins 24 heures, mais l’employeur peut refuser en motivant sa réponse par l’impossibilité d’accorder ce droit compte tenu de l’activité économique de l’entreprise.

On voit bien que les dérogations à cette loi ou les moyens de la contourner sont multiples. Les effets négatifs ne vont pas tarder à surgir. Pour les petites entreprises, les contraintes sont importantes et les questions pour le moment restent sans réponse, ce qui procure un sentiment de méfiance chez les petits employeurs.

La liste non exhaustive des multiples tracasseries et interrogations suivantes, ne devrait pas encourager les employeurs à faire appel à des salariés à temps partiel : la méconnaissance de cette nouvelle loi, la paperasserie administrative engendrée, le remaniement des plannings, le fait pour l’employeur de devoir motiver sa réponse négative au salarié, la multiplication des contentieux, l’idée que le cadre légal de la demande du salarié suffisamment imprécis, puisse mettre l’entreprise en danger dans le cas où le salarié se tourne vers la justice, …

Si le nombre des offres d’emploi à temps partiel diminue, est-ce que la précarité des chômeurs sera moins importante que celle des travailleurs sous petits contrats de moins de 24 heures hebdomadaires ?

Le ministère du Travail indique que « l'enjeu, ce n'est pas de supprimer le temps partiel, mais de pousser les entreprises à bien l'organiser ». De plus, il rappelle qu’ « il s’agissait de lutter contre le temps partiel subi (près d'un tiers des cas) ».

Petite assistante administrative en télétravail à la recherche d'un temps partiel que j'aurai voulu de moins de 24 heures pour pouvoir être salariée chez un second employeur, je ne sais pas comment on peut lutter contre le temps partiel subi, mais ce que je sais, c’est qu’il est préférable en ces périodes difficiles, d’avoir un temps partiel de moins de 24 heures ou mieux, plusieurs temps partiels, qu’un temps complet d'inscription à Pôle emploi.

Peut-être faudrait-il plancher sur le moyen de laisser un peu de mou sur la bride des entreprises qui offrent encore de l’emploi ?

J’ai la désagréable impression que « on » légifère sans réellement savoir si … car « on » ne vit pas dans le monde réel et « on » ne sait pas ce qui se passe en entreprise ou chez le pov‘chômeur ! 


 www.tanlib.fr


mardi 31 décembre 2013

L’an nouveau !






Nous profitons de la fête de la Saint-Sylvestre qui se situe entre le dernier jour de l’année écoulée et le premier jour de la nouvelle année pour chasser les mauvais souvenirs afin d’être prêt à accueillir la bonne fortune et donner un coup de frais au destin. Cette fête clôt la « Semaine Joyeuse » du 24 décembre au 1er janvier et se déroule moins traditionnellement que la fête de Noël. Cette fête n’a pas de référence religieuse, elle n’est pas une fête de famille et très souvent, elle se passe entre amis.

Nous prenons tous de bonnes résolutions que nous avons parfois bien du mal à tenir. A l’origine, chez les Babyloniens, la résolution principale était de rendre l’équipement agricole que l’on avait emprunté.
Lors des fêtes auxquelles nous participons pour le passage à une nouvelle année, nous échangeons des présents. Dans la Rome antique, en gage de bons présages et d’amitiés entre romains, on s’échangeait des pièces et des médailles.

C’est au Moyen âge que les cartes de vœux ont commencé à s’échanger souvent accompagnées de petits présents pour sa famille. Ces cartes étaient peintes à la main.

Une autre tradition est celle de s’embrasser sous le gui. Elle fait partie de croyances très lointaines qui veulent que le feuillage du gui ait des pouvoirs, qu’il ne meurt jamais parce que persistant, qu’il permette aux femmes d’avoir des enfants, qu’il garantisse de bonnes récoltes et protège du mauvais sort. Les druides pensaient que le gui portait bonheur. Aujourd’hui, on s’embrasse sous le gui, le soir du réveillon du nouvel an en présentant ses vœux.

On pense aussi encore maintenant, dans de nombreuses cultures que manger quelque chose en forme d’anneau apporterait la chance pour la nouvelle année. Le cercle symboliserait la fin du cycle de l’année.

En Savoie, on donnait des friandises ou de l’argent aux enfants. C’était les étrennes que l’on offrait lorsque l’on rendait visite à des membres de la famille. C’est aussi à ce moment que l’on récompensait le personnel de maison auquel on versait une somme d’argent pour le remercier du service rendu au cours de l’année écoulée.

Il y a bien longtemps, dans le comté de Nice, on disait «passe à l'aise l'entame de l'année et tu la graviras bien», ce qui signifie, « ne fais aucune tâche le premier jour de l'année, sous peine de devoir l'accomplir toute l'année ».

En patois provençal : 
" Bon bou d'an e à l'an qué vèn ... S'un autre an sian pas mai, fugèn pas mèn..."

"Bonne année et à l'année prochaine ... Si l'année prochaine, nous ne sommes pas plus, que nous ne soyons pas moins



Bonne année en Bretagne : "Bloavez Mad"


Bonne année dans le nord : "Boène Énée"


Bonne année, bonne santé en savoyard : "Bon an, bona santa"


Meilleurs vœux pour cette nouvelle année en alsacien : "àlles gute in des nèie Johr"


En créole martiniquais :

"Mwen ka souété zôt en bon lanné , é ke zôte reélisé toue vé zôte , é ke zôte ka épanui zôte adan bjob zôte é surtou koté l'anmou sa kail allé kon zote lé"

"Bonne année, que tous tes vœux se réalisent, que tu t'épanouisses dans ton travail et en amour" 


En souhaitant que ma recherche d'emploi et celles de beaucoup d'autres soient fructueuses en 2014,

Je vous présente mes meilleurs vœux pour la nouvelle année, de toutes les manières de le dire et de le rêver pour toutes et tous.